Il s’agit d’une figure gravé sur les temples de Bretagne, Irlande et au Pays de Galle. Il n’y a pas de consensus sur sa signification ou son origine, mais je voudrais partager sa signification dans les mystères féminins.

Son image a été trouvé gravée sur des linteaux de pierres dans des lieux sacrés. Une de ces figures a été trouvé à l’entré de l’autel de Brighid à Kildare. Plusieurs de ces gravures étaient utilisées par les nonnes pour décorer les portes des couvents irlandais. Lorsque ceci fut découvert par des prêtres horrifiés, la plupart des gravures furent détruites. À la fin du 19ieme siècle, un archéologue a trouvé une pile de Sheila-na-Gig enfouie près des ruines d’un couvent.

L’aspect triangulaire de la vulve évoque le chiffre 3 associé à la Déesse Celte au trois visages: jeune fille, mère, vieille femme, et représente le cycle naissance, vie, mort. Sous cet aspect la Sheila-na-Gig représente un portail vers l’Autre Monde pour ceux et celles assez courageux pour s’y risquer et accepter l’initiation offerte. Il se peut que des dévots touchaient la vulve avec révérence avant d’entrer au Temple.

Le véritable sense que ces images ont sur la femme moderne est probablement beaucoup plus complexe. Ce sexe exposé, ouvert, représente l’insatiabilité et le pouvoir dévorant longtemps attribués aux organes sexuels féminins. Une image assez puissante pour effrayer plusieurs homme -et femmes- et causer la répression de cette facette de la Déesse. Cette peur a été reporté sur la femme à travers les âges en la démonisant et en la confinant au rôle de vampire, sorcière affreuse et fée maléfique. Cela semble plus facile à supporter que dans sa pleine splendeur de Déesse Créatrice.

D’ailleurs, la femelle dévorante qui ne peut contenir son appétit vorace est tellement terrifiante que ceci peut être cité comme principale raison à la mode des femmes minces et enfantines. En s’affamant pour obtenir l’approbation de la société patriarcale nous apparaissons vulnérables et faible, ayant besoin de protection. Avec la diminution du statut vient la diminution du pouvoir, nous laissant avec des figures féminines sans réel pouvoir de création et réduite au rôle de femme-objet.

Aujourd’hui, nous ne devons pas oublier que la volonté façonne la réalité et qu’avec ce désir d’apparaître frêle et chétive vient une perte réelle de notre pouvoir créateur et notre autonomie. La Sheila-na Gig ne dévore pas pour le simple plaisir ou pour satisfaire un insatiable appétit. En concordance avec les cycles sacrés de la vie et de la mort, la créatrice doit dévorer pour pouvoir offrir la renaissance.