Le Mabinogion est un ensemble de 11 textes gallois mis par écrit entre le 11ième et le 15ième siècle. Au sein de la tradition druidique d’Avalon, l’emphase est mise sur les 4 premiers textes ou branches:

    • Pwyll Prince de Dyved
    • Branwen
    • Manawydan fils de Llyr
    • Math fils de Mathonwy
Mabinogion_carte

Carte des lieux du Mabinogion

Les 7 autres textes sont :

  • Kulhwch et Olwen
  • Le songe de Maxen
  • Le conte de Lludd et Lleuelys
  • Le songe de Rhonabwy
  • Owein ou Le conte de la dame à la fontaine
  • L’histoire de Peredur fils d’Evrawc
  • Le conte de Gereint fils d’Erbin

Les traductions dont nous disposons aujourd’hui proviennent de 3 manuscrits :
Le livre Blanc de Rhydderch  (Llyf Gwyn Rhydderch) conservé à la Bibliothèque Nationale du Pays de Galles à Aberystwyth. Ce manuscrit a vu le jour entre 1300 et 1350 et contient plus autres textes en prose en plus du Mabinogion.

Le livre Rouge de Hergest (Llyfr Coch Hergest) conservé au Collège Jesus à Oxford. Ce manuscrit a été écrit entre 1375 et 1425. Plus tardif que le livre Blanc, il contient plusieurs textes poétiques en plus du Mabinogion.

Un dernier document, le Peniarth 6, contient des fragments de la 2ième et 3ième branche et aurait été mis sur papier vers 1225.

La première traduction anglaise fut faite par Lady Charlotte Guest entre 1838 et 1849. C’est d’ailleurs Lady Guest qui utilisa le terme Mabinogion pour nommer l’ensemble des textes pour la première fois. Vous pouvez lire la traduction et les notes qui l’accompagnes en anglais ici.

 

Joseph Loth 1847-1934

Joseph Loth 1847-1934

La première traduction française fut faite par Joseph Loth. Il publia une première traduction en 1889 et une version finale en 1913. Jospeh Loth était philologue et s’est beaucoup inspiré des textes « découverts » par Iolo Morganwg. Son approche était que les contes gallois étaient soit tiré du folklore ou d’un corpus international et il rejetait ce qu’il appelait la celto-mythologie. Vous pouvez télécharger une version numérisé de Loth.

C’est entre autres la découverte des libertés d’Iolo qui ont conduit Pierre-Yves Lambert à reprendre une traduction 80 ans après celle de Loth. Il s’est basé sur les livres Rouge et Blanc. Il s’est inspiré des travaux de Georges Dumézil et analyse les textes à la lumière des mythes indo-européen. Ses commentaires et notes valent la peine d’être lu et ajoutent beaucoup à la compréhension des textes.

Une traduction anglaise par Gwyn et Thomas Jones a vu le jour en 1949 et a été revisé et les notes augmentées jusqu’en 1993. Il s’agit d’une excellente traduction beaucoup plus fidèle au texte que celle de Lady Guest. Reflet de son temps, Lady Guest avait édulcoré et christianisé le texte. La version Jones est celle recommendée par les écoles Avaloniennes américaines et demeure facile d’accès.

Une nouvelle traduction a vu le jour en 2007 par Sioned Davies. Mme Davies a une chaire à l’Université Cardiff au Pays de Galles. Son champ d’intérêt est l’interconnection entre l’oeuvre littéraire et le conte oral. Les notes ne font pas que reprendre celle des autres traductions mais ajoutent à la compréhension.

Couverture du Mabinogion de Lady Guest

Couverture du Mabinogion de Lady Guest

Certainement que les 5 versions du Mabinogion ne présentent pas de différence majeure. Pas suffisement pour en justifier l’achat. Par contre, la lecture des notes et commentaires, elles, le justifient amplement. Ces textes sont originaires d’une culture orale et gagne à être lu à voix haute, les indications de pronociation sont précieuses pour recréer l’émotion et la couleur de l’histoire. Comme dans plusieurs mythes, les noms de personnages et de lieux donnent des indications quand au caractère de ceux-ci. Un index de signification est donc très utile à la druidisante et au druidisant.