Fille de Don et sœur de Gwydion et Gilvaethwy nous retrouvons son histoire dans la quatrième branche du Mabinogion.

Arianrhod

Cette déesse est associée au temps, à la voûte céleste et à la couleur argent. La phase lunaire qui lui correspond est l’éclipse de lune totale.

Son nom signifie « Roue céleste ou roue argentée » elle habite dans un château dans le nord : Caer Arianrhod qui est également le nom donné à la constellation Coronas Borealis en gallois. Cette constellation se compose de 4 étoiles en forme de couronne. Les aurores boréales serait la lumière de son château.

Sa journée de fête serait le 2 décembre.

Arianrhod est la gardienne du temps, elle est la roue de l’année et le mouvement des étoiles, elle influence la destinée des humains. Cela se retrouve dans son mythe. Elle ne s’implique pas directement dans la vie de son fils : Lleu, mais a une influence profonde sur lui. Elle impose 3 tyngedau : il n’aura pas de nom autre celui que je lui donnerai, il n’aura d’arme que celle que je lui donnerai et il n’aura de femme d’une race qui peuple la terre en ce moment. Naturellement, chacun de ces tengyd sera brisé grâce à la ruse de Gwydion. Il n’en demeure pas moins que le destin de Lleu aurait été tout autre sans les obstacles imposés par Arianrhod.

Cette partie du mythe illustre l’influence de la déesse sur les destinées humaines et sur les événements qui façonne une vie, malgré qu’elle ne prenne pas une part active aux événements.

Arianrhod est la vierge mère ayant donné naissance à deux fils : Dylan et Lleu, l’ombre et le Soi. Dylan nait formé et retourne à la mer s’immergeant dans l’inconscient, retournant à un état indissocié. Lleu nait prématuré et doit se développer pour atteindre son plein potentiel, la conscience de sa divinité. C’est pour aider au développement de ce fils que la Déesse place des interdits ou tengyd devant lui. De la même façon, elle place devant nous des obstacles qui nous permettront de développer notre plein potentiel et de révéler le divin en nous.

Comme Lleu nous devons gagner notre nom en étant authentiques. Nous devons gagner nos armes en vainquant les peurs qui nous empêchent de progresser et nous devons former un partenariat avec notre Soi Divin, un être qui n’est pas des races de ce monde.

Dans la tradition d’Avalon Arianrhod est l’incarnation du cycle, mais elle n’en fait pas partie. Elle est la roue qui doit tourner afin de maintenir l’équilibre. Son enseignement peut sembler cruel, mais il est nécessaire à notre évolution. En tant que gardienne du temps, elle peut être très patiente et nous représentera les obstacles encore et encore jusqu’à ce que nous en tirions les leçons qui s’imposent. Arianrhod nous présente des défis lorsque nous sommes en mesure de les surpasser, parfois avec l’aide d’allié, tout comme Lleu a réussi avec l’aide de son oncle.