Rhiannon Divine Queen of the Celtic Britons par Jhenah Telyndru

Souvent, nous luttons pour justifier notre dévotion à un Dieu ou à une Déesse. Surtout quand nous avons du mal à trouver des preuves de notre pratique, comme c’est le cas avec le culte des dieux égyptiens antiques ou des traditions grecques/romaines. Les Celtes (qui s’appuyaient sur la tradition orale) sont connus pour leur réticence à écrire des informations spirituelles et, par conséquent, les quelques bribes que nous avons ont été écrites par des personnes non celtiques ou encore tardivement dans la période chrétienne.

« Rhiannon » aborde cette lutte avec habileté. La plus grande partie du livre est une revue scientifique des mythes de Rhiannon, avec à la fois des preuves linguistiques et une étude comparative d’autres déesses/cultures. Elle commence par une relecture du mythe de Rhiannon dans « Le Mabinogion » et fournit ensuite un contexte sur le moment où il a été écrit, par qui et où.

Ce qui suit est l’étymologie, où l’on apprend la connexion entre Rhiannon, Morrigan et Epona. Par exemple, j’ai appris que le suffixe « ona » signifie grand ou divin et que, associé à d’autres attributs, comme la couleur blanche ou la prouesse physique, il peut indiquer une origine divine.

An exploration of Rhiannon that remembers her history, reclaims her divinity, and renews a pathway into relationship with this Welsh Goddess of Sovereignty.

Il y a aussi la dyade de Modron et Mabon, c’est-à-dire la mère divine et le fils divin, motif que l’on retrouve dans toute la culture celtique. Cette dyade est assez évidente dans le mythe de Rhiannon (la deuxième partie de la première branche de « Mabinogion »), lorsque son fils disparaît soudainement à la veille de mai. Cette disparition se répercute, dans la dernière branche, lorsque la communauté elle-même disparaît alors que tout Dyfed est enchanté et sous un charme.

À la fin du livre, nous pouvons être sûrs que Rhiannon est d’origine divine et que le lien que nous établissons avec cette déesse est mutuellement bénéfique. La dernière partie est un cadeau précieux du travail oraculaire. Jhenah permet à Rhiannon de nous parler directement par écriture automatique. Après un travail académique intéressant, mais très aride, cette section est un cadeau bienvenu pour nous permettre d’apercevoir l’émotion derrière le monde universitaire.

Pour ceux d’entre vous qui ont lu et apprécié l’anthologie Bloddeuwed, « Rhiannon » est un livre très différent. Il nourrit l’esprit plus que le cœur. Je le recommande, si vous cherchez les raisons pour lesquelles Rhiannon est vénérée comme une déesse, alors qu’aucun sanctuaire n’a été trouvé en son honneur. Si vous vous sentez appelé par elle, mais ne savez pas comment justifier votre voie contre des panthéons plus documentés, ce livre vous donnera tout les arguments dont vous pourriez avoir besoin.